Naissance de 2 petites ânesses aux Vernettes.







Elles ont fait leurs premiers pas aux Vernettes : deux adorables petites ânesses, Bianca et Tagada. Leurs mamans, Princesse et Valence… ont été
installées là par Paul, le plus proche voisin du sanctuaire et actif soutien de l’association, toujours présent aux corvées. Bichonnées par les gardiens, elles ont consciencieusement grignoté autour de l’oratoire. Mais au fait, quelle est la place de l’âne aux Vernettes ? Que disent les saintes écritures de ce si fidèle serviteur ?
L’âne accompagne l’homme tout au long de l’ancien testament.
Le dixième commandements le mentionne :
« tu ne convoiteras point la maison de ton
prochain, ni sa femme, ni son serviteur, ni sa
servante, ni son boeuf, ni son âne, ni aucune chose… »
Bon : L’âne est à peine mieux qu’une chose.
Mais il n’est pas toujours réduit à une bête de somme muette :
L’ânesse de Balaam, non seulement transporte son maître mais elle voit l’ange du seigneur avant lui. Ne serait-elle pas une sorte de guide spirituel pour son magicien païen de maître ?
Même mort, l’âne participe à la justice de Dieu : c’est avec une « mâchoire d’âne fraîche » que Samson déchaîné, et à qui le temps a rendu sa chevelure, tue mille philistins …
De même, l’âne est présent dans les évangiles, du début à la fin de la vie de Jésus.
Depuis saint François d’Assise, l’âne de la crèche, bien sûr, au souffle chaud.
L’âne qui emporte la sainte Famille en fuite vers l’égypte,
Jusqu’à l’ânon sur lequel personne ne s’est jamais assis, qui trottine par les rues de Jérusalem, sur palmes et vêtements, et mène Jésus à son calvaire…
Petit âne que l’ont mentionne sans vraiment penser à lui, le jour des rameaux.
Les enfants d’aujourd’hui retiennent aussi l’âne de Saint-Nicolas, le père Noël des chrétiens : c’est un peu l’âne qui décide si l’on mérite un petit cadeau ou non. Au matin du 6 décembre, il faut lui laisser des carottes devant la porte … sans quoi il ne s’arrêtera pas … et Saint Nicolas non plus !
Fuite en Egypte, retable principal des Vernettes :
Marie et Jésus à dos d’âne, l’ange devant, Joseph ferme la marche, pieds nus, avec un grand chapeau de paysan, une gourde et son simple bâton (de marche), le palmier, symbole de vigueur en milieu aride.



