Corvées et travaux aux Vernettes

Qu’est-ce qu’une corvée ?

Une corvée, c’est un travail communautaire non rémunéré.

A l”époque de la construction des chapelles et sanctuaires, la société entière fonctionnait sur le principe des corvées : rien ne se faisait sans solidarité et participation active de tous les bénéficiaires aux actions de construction et d’entretien nécessaires : temps de travail donné, fourniture de matériaux…
Il nous est plus facile maintenant d’organiser dans la bonne humeur des journées de corvée : ça n’est plus obligatoire et nos municipalités fonctionnent différemment, avec de bons budgets et beaucoup d’employés.
Ces journées restent néanmoins très importantes et efficaces. Sans elles, les objectifs mettraient beaucoup de temps à être atteints.

Les Vernettes sont un site à protéger :
Le feu est déjà passé bien proche de la chapelle de la source en avril … Un secteur très difficile d’accès pour les pompiers. Un électrochoc : si à la construction des chapelles le site était un alpage de pelouse et cailloux, il est presque devenu une clairière. La forêt est trop proche. Au cours des corvées, nous débroussaillons…les abords du sanctuaire sont un espace de déprise agricole. Les prés ne sont plus entretenus ni broutés régulièrement. Ils ne sont pas pour autant perdus pour tout le monde ! aubépine, églantine, genièvre s’installent et une autre vie reprend ses droits : insectes, oiseaux. Éradiqués ailleurs par la mécanisation et l’épandage d’effluents, cette petite faune se réfugie dans les espaces de déprise. Comment protéger cette richesse ?

L’association propose au moins 2 corvées par an : une au printemps, (1er ou 2eme WE de juin) l’autre à l’automne (1er ou 2eme WE d’octobre)




Gros engins, petites mains, accordéon et bon repas


Petites et perpétuelles corvées, travaux.

Comme tout le monde n’est pas mobilisable en même temps, chacun trouve son moment d’intervention, suivant ses moyens.
Les gardiens restent rarement inactifs : ranger le bûcher, dégager tables et bancs de la neige en hiver, “adober” au printemps (cassé les taupinières et enlever les pierres au râteau après le neige), nettoyer le bachal de la source, voir la crépine. jardiner. Eh oui, l’enclos est souvent pris pour un ancien potager. Pas du tout. Par contre à l’automne 2019, on avait aux Vernettes, des roses, des lis, des lupins, des capucines, des edelweiss, de la mélisse, de la ciboulette, de l’estragon, de la menthe, de la salade et même 2 potirons !
Nombreuses sont les personnes qui ont aidé au nettoyage du rez de chaussée de l’hôtellerie, afin que le séjour estival des prêtres ne soit pas trop spartiate. Il y a encore du travail…
Jacky Arnaud qui a fait le dallage à l’entrée de l’enclos.
Pascal Trésallet a fourni les gros bancs demi-troncs sur le parvis du sanctuaire
Toute une chaîne de techniciens bénévoles se sont relayés pour qu’enfin l’électricité solaire marche !
Chapeau bas aux frères Dutrievoz qui sont restés deux fois une semaine de septembre sur place avec leurs outils de menuisiers pour isoler les 2 pièces de la maisonnette : 2018 et 2019. (La mairie a payé et livré le matériel)