En 1835, les neuf voutes qui soutiennent le cimetière ont été construites, grâce à un généreux donateur, 117 ans après que le curé ait commencé à se plaindre par écrit de ce que « les morts du cimetière tombaient dans son jardin »… En effet, en aval de l’ouvrage se trouvait un charmant jardin de curé qui a résisté jusqu’à la fin du 20ème siècle. (Désormais, c’est un parking et un terrain de pétanque)
L’auvent à colonnes date sans doute de la même période. Il faut se rappeler que la plupart des décisions concernant la gestion communautaire se prenaient à la sortie de l’église. Soit en plein vent. L’abri juste en aval était déjà un progrès ! On pouvait y discuter à l’abri. De là à y voir un ancêtre de l’espace communal, il n’y a qu’un pas car la mairie ne sera construite qu’en 1884. Comme l’endroit était en dehors de l’espace sacré, on pouvait y voir …le collecteur d’impôts à sa table, ou quelque notaire.
L’endroit est maintenant bien différent : escalier de pierre et rampe de fer forgé, joli petit bachal, espace très fleuri…





Le bachal aux trois croix.
Il était autrefois dans le jardin du curé.
C’est une cuve monolithe qui porte sur le côté trois croix gravées :
– une croix pattée à bords arrondis, croix du Saint-Empire romain germanique, plus connu pour son aigle noire à deux têtes (aigle stylisée que l’on retrouve dans le blason actuel de Peisey-Nancroix).
La Tarentaise a fait partie de cet empire pratiquement tout au long de l’existence de ce dernier. (962 – 1806) .
– une croix de Savoie sur son écusson.
– une croix fleur de lis, élément du blason de la maison de France, très apparentée à celle de Savoie.
On ignore hélas à quelle occasion ces trois emblèmes ont été
gravés, et où se trouvait la cuve à l’origine.




