La table de communion
La belle “barrière” qui marque l’entrée dans le chœur (ainsi que les 2 marches) s’appelle une table de communion. Elle est datée de 1869, en fonte, et magnifiquement ouvragée de feuilles de vigne, raisins et épis de blé. Les initiales des donateurs sont visibles CMC pour Claude Michel Collin et LC pour Laurent Collin.

Les stales
Les stales sont en noyer, trois de chaque côté, avec de jolies décorations fleuries. Elles ont hélas été vandalisées : 6 têtes d’anges ont été arrachées et remplacées par d’autres qui jurent un peu…
Le treizin
Le treizin est une roue munie de clochette typique des église de Tarentaise. Peu sont pourtant parvenus jusqu’à nous. Les 13 clochettes ont été fondues tout près de là , au Villaret, dans l’atelier Mérandon, dernier fondeur de Peisey. Elles n’ont pas toutes la même taille et ne produisent donc pas toutes le même son. Elles symbolisent le Christ et les douze apôtres lors de la Cène pascale. La poignée pour actionner le treizin ressemble fort à celle des rouets ! C’était un honneur réservé aux bons élèves du cathéchisme que d’actionner le treizin pendant la semaine pascale.


Le plafond et les fresques
Le chœur est de forme carrée, avec une grande baie vitrée au sud-ouest … et un beau trompe-l’œil au nord-Est. Deux personnages dessinés dans ce décor, peu identifiables.
Le plafond en voûtes d’arêtes a été merveilleusement restauré dans les couleurs d’origines. Quatre clefs de voûtes sont de motifs fleuris mais la clef de voûte centrale est pourvue d’un superbe Saint-Esprit au milieu d’une gloire de rayons dorés.
Statues de La vierge et de St Michel, à droite
Statue entièrement dorée de la madone (vierge à l’enfant) qui présente son fils debout sur la boule-monde piquetée d’étoiles et posée sur la nuée. C’est une vierge reine qui porte une belle couronne. Le petit Jésus tend la main droite vers le public et montre les 3 doigts de la trinité avec la main gauche.
Juste à côté St Michel, archange en armure, terrasse un drôle de dragon dodu, rouge et cornu, qui représente Satan. Ce thème est évoqué dans l’Apocalypse de St Jean et c’est la représentation de l’archange et l’ensemble est un élément de l’iconographie médiévale. Mais St Michel, chef de la milice des anges est aussi celui qui procède à la pesée des actions des défunts : la psychostasie (pesée des âmes) il tient en main gauche une fragile balance, celle qui fera la différence entre les bonnes et les mauvaises actions.
Marie et St Michel étaient particulièrement priés pour une aide dans les derniers moments de la vie. Ca n’est pas un hasard s’ils sont côte à côte.
Statues de St Joseph et de St Maurice, à gauche
Cependant c’est St Joseph, de l’autre côté de l’entrée du chœur qui est le plus invoqué pour la bonne mort : on suppose qu’il a eu à son chevet le Christ et la Sainte vierge.
Il est représenté ici jeune, avec le petit Jésus dans les bras. On note la très grande douceur de son expression. Il tient son bâton fleuri, réduit à une belle fleur.
A son pied, le tronc à Saint Joseph avec une jolie plaque.
A coté, St Maurice, saint patron de la Savoie, soldat romain originaire de Thèbes en Égypte et dont la croix tréflée est devenue un emblème alpin, n’est pas très à son avantage : on a pas osé le représenter de carnation noire, mais il n’est pas vraiment blanc : il a mauvaise mine !




















