Nous n’avons pas la date exacte de l’édification du presbytère de Peisey….mais nous savons quand il a été nécessaire de le réparer : dès avant 1600.
En 1627 sont entrepris des travaux d’agrandissement (en plein épisode de la grande peste de 1630) qui se termineront en 1631 : date gravée sur une poutre du second étage. Le bâtiment devait déjà avoir pratiquement le volume qu’on lui connait de nos jours.
La cure de Peisey est une des plus grandes de Tarentaise. Elle abritait le curé et plusieurs vicaires. L’entrée principale se fait par un enclos. Il y a une entrée secondaire qui permet de rejoindre l’église par le cimetière.
Autrefois le curé avait son propre “ménage”, c’est à dire : bêtes, champs, jardin etc. En d’autres termes, il gérait la ferme qui lui était confiée par ses paroissiens.
Le curé avait mulet, moutons, chèvres, vaches. On trouve donc dans la cure des écuries (devenues les salles de catéchisme) des granges (partiellement devenues une salle de spectacle après-guerre !), des caves (la cure était propriétaire de quelques parcelles de vigne au dessus de Aime, pour le vin de messe). La cure disposait dans son enclos d’un bachal privatif. L’enclos est également ouvert d’une haute porte voutée qui permettait de rentrer une charrette de foin.
Mis à part les affectations nouvelles des espaces agricoles, l’intérieur a peu changé.
2 fenêtres au sud ouest ont été agrandies dans les années 1950, quand on a installé l’électricité, posé du linoléum dans 2 pièces à vivre, mis un frigo, mis un WC dans une réserve. A l’étage les chambres ont autrefois reçu des groupes de jeunes, puis un petit musée. Sous les toits, un espace a été installé en cabinet de photographe amateur.
A part cela, rien n’a vraiment changé : de très larges murs, des “dalles” d’époque, faites de 2 gros planchers séparés par une grosse couche de plâtre, des voûtes, un bel escalier de bois.
Le grenier a été vidé laissant apparaitre la plus belle charpente de la commune. Hélas ce toit est fort endommagé.






















