Les façades au sud (entrée principale) et à l’ouest

Cette façade est sobre, comme la plupart des façades « d’églises halles « baroques.  Deux colonnes lisses soutiennent un chapiteau de style dorique sous un fronton brisé muni de pots à feu.
Dans la niche centrale, un trône de grâce : Dieu le père coiffé d’une triple tiare, tenant sur ses genoux la croix et Jésus crucifié. Curieusement, il manque la colombe du Saint-Esprit qui habituellement
complète cette représentation codée de la Sainte Trinité.

Dans un arc plein cintre, la porte en mélèze, date de 1682, avec 28 caissons carrés contenant chacun une fleur dans un  losange. L’ensemble  est  agrémenté de  gros clous à tête de diamant.  Au centre, un bel anneau de bronze.  Rares sont les personnes qui connaissent son importance : il fut un temps où toute personne poursuivie par la justice des hommes (celle du Duc de Savoie) pouvait en réchapper en passant le bras dans cet anneau. Il serait alors soumis à la justice de l’évêque.  Le cimetière était lui aussi un
espace interdit à la police du moment.
On pouvait devoir y séjourner fort longtemps…